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Le contrôle technique
périodique des véhicules légers évolue au 1er
janvier 2008.
>13/12/2007
L’arrêté ministériel du 13 octobre 2006
modifie certaines dispositions de l’arrêté
ministériel du 18 juin 1991, relatives au contrôle
technique périodique obligatoire des véhicules
légers.
Les principales modifications concernent la nomenclature du
contrôle. Elles sont, pour l’essentiel, destinées
à :
- simplifier les contrôles pour en assurer une plus grande
homogénéité sur le territoire
- prendre en compte certaines évolutions technologiques des
véhicules contrôlés.
Les altérations particulières relatives aux
véhicules soumis à réglementation spécifique
restent inchangées.
Pour la nomenclature de base, troc commun à tous les
véhicules, le nombre de points constituant la visite technique
qui était de 125 en 2007, passe à 116 à compter du
1er janvier 2008. Le nombre d’altérations
élémentaires passe quant à lui de 511 en 2007,
à 398 en 2008 ; le nombre d’altérations soumises
à prescription de contre-visite passant de 214 à 165.
Tableau
résumé des évolutions entre 2007 et
2008
| |
2007 |
2008 |
Variation |
Commentaires |
| |
- |
- |
En nombre |
En % |
- |
| Fonctions |
10 |
10 |
0 |
- |
|
| Points |
125 |
116 |
-9 |
-7,2% |
Regroupements de points |
| Altérations |
511 |
398 |
-113 |
-22,1% |
Regroupements / simplifications |
| dont soumises à prescription de contre-visite |
214 |
165(*) |
-49 |
-22,9% |
- |
(*) : dont 2 correspondant à une
nouvelle visite initiale complète
1) - Simplification de la nomenclature pour
accroître l’homogénéité des
contrôles
La simplification de la nomenclature constitue le 1er axe
d’évolution entre 2007 et 2008.
Globalement, cette évolution est réalisée pour un
périmètre de visite quasi inchangé.
Toutes les altérations référencées en 2007 sont
en effet, en 2008, soit reconduites à l’identique soit,
dans un souci de simplification, regroupées avec
d’autres altérations. Dans le même esprit, un
certain nombre de points de contrôle ont fait l’objet
d’un regroupement.
La réduction de 113 défauts codifiés de la
nomenclature par rapport à 2007 résulte pour
l’essentiel de regroupement d’altérations, sans
modification effective des éléments contrôlés
et du statut de l’altération en terme de prescription de
contre-visite.
A titre d’exemple, la dégradation d’un
élément ou de sa fixation faisait l’objet en 2007
de 2 altérations distinctes ; elles sont regroupées en
une seule à partir de 2008. C’est le cas de la plaque
d’immatriculation, du réservoir de frein, du flexible et
de la canalisation de frein, du volant et de la colonne de
direction, du rétroviseur etc….
De même, l’absence d’un élément et le
non fonctionnent de cet éléments constituaient 2
altérations en 2007. Elles sont regroupées en une seule
altération en 2008 : «Absence ou non fonctionnent ».
C’est le cas, par exemple du lave-glace
En ce qui concerne les altérations soumises à
contre–visite, seuls deux défauts
supplémentaires par rapport à 2007 feront, en 2008,
l’objet d’une prescription de contre visite. Il
s’agit de :
- Le défaut d’étanchéité de
l’amortisseur, déjà contrôlé en 2007,
soumis à contre-visite à compter du 1er janvier
2008.
- Le niveau insuffisant de liquide de frein (réservoir),
altération déjà contrôlée en 2007 fera
désormais l’objet d’une prescription de contre
visite. Cette nouvelle disposition a été prise en
cohérence avec l’allumage du témoin de niveau de
liquide de frein soumise à Contre- Visite en 2007.
2) - Prise en compte des évolutions technologiques
des véhicules
Le 2ème axe d’évolution concerne
l’introduction de contrôle lié à
l’évolution technologique des véhicules. Sur ce
point, deux éléments sont introduits :
a) Le contrôle des informations fournies par le
système de diagnostique embarqué « OBD
».
Depuis 2005, le contrôle comprenait la contrôle du
témoin OBD, l’éventuel défaut constaté
n’entraînait pas de prescription de contre visite.
A compter du 1er janvier 2008, le contrôle technique
réglementaire comprendra en plus un nouveau contrôle : le
relevé, à l’aide d’un outil de lecture
spécifique, des éventuels défauts issus de
l’OBD. Ce relevé est une procédure normalisée
(cahier des charges SR / V / 37) simple et rapide à mettre en
oeuvre (de 2 à 5 minutes).
Par ailleurs, l'OBD ne concerne que les véhicules essence mis
en circulation à compter du 01/01/2002 et les véhicules
diesel mis en circulation à compter de 2004. Ce contrôle
ne devrait donc concerner qu’environ 10 à 15 % des
visites techniques de 2008.
Pour faciliter le travail des contrôleurs, l’OTC met en
ligne, à leur disposition, une documentation, permettant de
localiser rapidement la prise OBD selon le type de véhicule
contrôlé.
Ni l’éventuel défaut constaté sur
le témoin, ni celui qui pourrait résulté du
relevé de l’OBD ne seront soumis à
contre-visite.
b) Le défaut « anomalie de fonctionnement »
du Feu de croisement inclut entre autre, l’absence
de nettoyage de la glace du projecteur pour les véhicules
équipés de projecteurs à lampe à décharge
(couramment appelé XENON) dû par exemple à
l’absence de liquide de nettoyage dans le réservoir, au
non fonctionnement du lave projecteur, au mauvais état du
balai, au porte gicleur détérioré, etc.).
Il s’agit là de prendre en compte les aspects liés
à la sécurité spécifiques à cette nouvelle
technologie d’éclairage.
En pratique, compte tenu du regroupement d’altérations
opéré en 2008 et rappelé plus haut, le nombre total
d’altérations soumises à contre visite passe de 214
en 2007 à 165 en 2008.
3) - Actualisation des instructions techniques
données au contrôleur.
Parallèlement à l’évolution de la nomenclature
du contrôle, les instructions techniques fournissant les
modalités de son application, ont été
actualisées.
L’actualisation vise également à améliorer
l’homogénéité des contrôles et leur
cohérence. Pour les altérations de la nomenclature qui
font l’objet de prescription de contre visite, elle apporte
des précisions complémentaires sur la nature des
défauts constatables sur le véhicule
contrôlé.
Par exemples :
- pour la pédale de frein, elle
précise que l’altération «
détérioration importante » inclus bien
l’absence de caoutchouc (si prévu) ou de dispositif
antidérapant.
- Cache
airbags : En 2007, seul le témoin est
contrôlé. En 2008, la détérioration des
protections des airbags est vérifiée. Le défaut
n'est pas soumis à Contre - Visite
4) – Evolution technologique du Protocole
OTC
Enfin, l’OTC a adapté aux technologies modernes, le
protocole de transmission, par les centres à l’OTC, des
informations relatives aux résultats des contrôles. Le
nouveau protocole de communication établi par l’OTC,
technologiquement similaire à celui déjà
utilisé pour le contrôle technique des véhicules
lourds, devrait en outre contribuer à améliorer la
fiabilité des données transmises. Cette modernisation
devrait être totalement transparente pour le consommateur